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Le rappeur BORO700 poursuivi pour apologie du terrorisme, ses paroles enflamment le web

Les paroles d’un morceau de rap diffusé massivement sur les réseaux sociaux ont provoqué l’ouverture d’une enquête judiciaire. Le Pôle national de lutte contre la haine en ligne s’est saisi de l’affaire après la viralité de vidéos montrant des lycéens reprendre ces textes controversés. Une affaire qui met en lumière les limites de la liberté d’expression artistique.

Des poursuites pour des paroles choquantes

Le 21 octobre, BORO700 comparaît devant le tribunal de Paris. Le rappeur fait l’objet de poursuites pour apologie du terrorisme, apologie de crime contre l’humanité et menace de mort sous condition.

L’affaire débute le 5 octobre, lorsque des extraits de son titre « M*R*H » – acronyme de Mohammed Merah – se propagent sur les plateformes numériques. Des lycéens se filment en train de reprendre ces paroles, déclenchant une vague d’indignation.

Des références explicites aux attentats qui ont endeuillé la France

Le parquet pointe du doigt des passages particulièrement problématiques du morceau. Les paroles évoquent directement des terroristes condamnés et des attaques meurtrières.

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Le texte fait référence à Mohammed Merah, auteur de l’assassinat d’un enseignant et de trois enfants dans une école juive toulousaine en 2012. Il mentionne également Salah Abdeslam, djihadiste impliqué dans les attentats du 13 novembre 2015.

Les passages les plus contestés

Selon le ministère public, le morceau contient notamment ces vers : « À la Mohammed Merah, v-esqui’ (esquive) les caméras » et « Bataclan, je l’ai shooté à l’œil, chasse à l’homme, Salah Abdeslam ».

D’autres paroles visent directement des personnalités politiques : « J’baise la femme à Estrosi et Ciotti, allumer sept terrasses, on est dans les tranchées » ou encore « Dis à ton rappeur de me laisser faire, malheur à lui s’il veut pas coopérer, gros, j’lui ferai une Adolf Hitler ».

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Une mobilisation judiciaire nationale

Le Pôle national de lutte contre la haine en ligne a engagé les poursuites pour apologie publique d’un acte de terrorisme commise via un service de communication en ligne.

L’enquête ne vise pas uniquement l’artiste. Des adolescents dans plusieurs régions de France sont également poursuivis pour avoir diffusé des vidéos reprenant ces paroles sur les réseaux sociaux.

Un communiqué de l’entourage du rappeur

Face à la polémique, le manager de BORO700 a publié une déclaration. Dans ce communiqué, il affirme : « Boro700, son équipe et moi-même condamnons fermement toute forme d’apologie ou de glorification du terrorisme, ainsi que toute forme de violence et de haine. »

Cette prise de position intervient alors que la viralité du morceau a déjà provoqué de nombreuses réactions dans le débat public sur les limites de l’expression artistique.

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